RobotiqueIAIndustrieMarchés Mercredi 30 septembre 2026
Miniature : OpenAI dit stop, GPT-6.1 Astra annulé Regarder
À la une · Guide IA #3 · DevDay 2026

OpenAI annule son IA la plus puissante… et lance 20 nouveautés ChatGPT

GPT-6.1 Sol, presque aussi fort qu'Astra pour cinq fois moins cher. Des agents qui travaillent jour et nuit. Un abonnement Pro à 500 $. Et, en même temps, OpenAI renonce à publier GPT-6.1 Astra.

Le fil.

Les dernières annonces, vérifiées à la source

  • Puces · 7 oct.

    SpaceX veut emprunter 40 milliards de dollars pour acheter des puces Nvidia

    Le groupe d'Elon Musk, qui a absorbé xAI, négocie un financement géant pour remplir ses data centers de processeurs Nvidia.

    Lire l'article

    Selon Bloomberg et le Financial Times, SpaceX discute avec des banques et des investisseurs d'un financement d'environ 40 milliards de dollars : une dizaine de milliards en prêts bancaires et une trentaine en dette notée « investment grade ». Le fonds Apollo mène l'opération et le gérant Pimco étudie sa participation. Les discussions n'en sont qu'au début.

    L'argent doit servir à acheter des puces Nvidia pour l'IA. Le supercalculateur Colossus 2 de Memphis, hérité de xAI, compte déjà 110 000 puces GB200 et 440 000 GB300. Apollo avait déjà monté un financement de 7 milliards de dollars pour les puces de xAI.

    Les puces d'IA deviennent un actif qu'on finance à crédit, comme des avions ou des usines : la dette entre au cœur de l'économie des machines.

    Source : Bloomberg · Lire la source ↗
  • Puces · 7 oct.

    Puces mémoire pour l'IA : chez Micron à Taïwan, 99 % des syndiqués votent la grève

    Le syndicat de l'usine Micron de Taoyuan a obtenu le feu vert pour une grève. En jeu : le partage des profits record tirés de la mémoire pour serveurs d'IA.

    Lire l'article

    Sur 2 258 adhérents appelés à voter, 2 012 ont participé et 1 994 ont dit oui à la grève, soit 99 % des votants, selon l'agence taïwanaise Focus Taiwan. Le syndicat réclame qu'une part fixe de 15 % du bénéfice d'exploitation de Micron soit reversée chaque année aux salariés, et rejette la compensation ponctuelle proposée en septembre. Son président, Jerry Lin, évoque une « grève surprise », sans date annoncée.

    Micron emploie environ 3 000 personnes à Taoyuan et plus de 12 000 à Taichung, son autre grand site taïwanais. Une manifestation est prévue à Taipei le 19 octobre et une nouvelle séance de médiation le 22 octobre. L'action Micron a reculé de plus de 2 % avant l'ouverture de Wall Street, selon Reuters.

    Les puces mémoire HBM sont devenues le goulot d'étranglement des serveurs d'IA : quand elles rapportent des fortunes, ceux qui les fabriquent réclament leur part.

    Source : Focus Taiwan (CNA) · Lire la source ↗
  • Data centers · 7 oct.

    La Finlande stoppe deux chantiers de data centers de Google

    L'autorité environnementale finlandaise ordonne à Google de suspendre ses travaux à Muhos et Kajaani : les études d'impact obligatoires n'étaient pas terminées.

    Lire l'article

    L'Autorité finlandaise des licences et de la surveillance (LVV) exige l'arrêt, au plus tard le 23 octobre, des travaux préparatoires qui transforment le terrain : abattage d'arbres, décapage des sols, routes, drainage. Elle examine le défrichement de plus de 300 hectares de forêt réalisé avant la fin des évaluations environnementales. Google doit expliquer ses plans d'ici le 14 octobre.

    Google reconnaît ne pas avoir été à la hauteur de ses propres exigences et promet de suivre les consignes. Le pays compte beaucoup pour lui : il y prévoit 13 milliards d'euros d'investissements sur deux ans, répartis entre Hamina, Kajaani, Muhos et Vaala, et s'est réservé jusqu'à la moitié de la production de la centrale nucléaire de Loviisa pendant 22 ans.

    Même dans le Grand Nord, terre promise des data centers grâce au froid et à l'électricité abondante, la course à la puissance de calcul bute désormais sur les règles environnementales.

    Source : Al Jazeera · Lire la source ↗
  • OpenAI · 7 oct.

    ChatGPT pour ados : pas assez sûr pour les 13-17 ans, selon Common Sense Media

    Après plus de 4 000 tests sur des comptes d'adolescents, l'ONG américaine estime que la version jeunesse de ChatGPT protège mal les mineurs. OpenAI conteste la méthode.

    Lire l'article

    L'institut de sécurité de Common Sense Media a testé des comptes enregistrés pour des 13-17 ans. ChatGPT bloque en général les demandes les plus dangereuses, mais il n'a pas repéré une situation de détresse dans plus d'un quart des cas qui demandaient d'orienter vers de l'aide. Sur des comptes reliés à un parent, des conversations sensibles ont duré jusqu'à une heure sans alerte, et le mode étude pouvait être contourné.

    OpenAI répond que la liaison entre comptes parent et ado prend plusieurs heures et que les tests ont eu lieu avant qu'elle soit active, et que son estimation de l'âge peut demander jusqu'à deux semaines. L'entreprise assure que ses ressources d'aide s'affichent de plus en plus souvent pour les mineurs. L'ONG maintient que les parents ne peuvent pas confier la protection de leurs enfants à un produit encore jeune.

    La sécurité des mineurs devient un critère de marché : sans garanties vérifiables, l'IA grand public s'expose à des freins venus des régulateurs comme des familles.

    Source : Axios · Lire la source ↗
  • Puces · 6 oct.

    Puces sur mesure pour l'IA : Marvell vise jusqu'à 90 milliards de ventes en 2031

    Le fabricant américain de puces relève fortement ses ambitions, porté par les commandes de puces personnalisées pour les data centers.

    Lire l'article

    Lors de sa journée investisseurs, mardi 6 octobre à New York, Marvell a annoncé viser environ 20 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur son exercice 2028, au-dessus des 18,2 milliards attendus par les analystes. Pour l'exercice 2031, l'objectif monte à 70 à 90 milliards de dollars.

    Marvell conçoit des puces sur mesure pour les géants du cloud, une alternative aux processeurs standard de Nvidia. Le groupe a déjà signé avec Google un accord qui peut lui rapporter jusqu'à 120 milliards de dollars d'ici l'exercice 2033 si les objectifs sont atteints. L'action a progressé après l'annonce.

    Chaque géant du cloud veut sa propre puce : les concepteurs sur mesure comme Marvell deviennent les sous-traitants stratégiques de l'IA.

    Source : Quartz · Lire la source ↗
  • Agents · 6 oct.

    Jira et Confluence passent aux agents d'OpenAI avec GPT-6 Astra

    Atlassian élargit son partenariat avec OpenAI : ses outils de travail en équipe vont accueillir des agents IA capables de suivre des projets.

    Lire l'article

    OpenAI a annoncé le 6 octobre que ses modèles les plus avancés, dont GPT-6 Astra et la série GPT-5.6, vont alimenter la plateforme Atlassian et son assistant Rovo. Rovo pourra lire les tickets Jira, les pages Confluence et les discussions pour faire le point sur l'avancement d'un projet.

    Plus de 3 000 développeurs d'Atlassian utilisent déjà Codex, l'agent de programmation d'OpenAI. Prochaine étape annoncée : pouvoir confier directement du travail à des agents IA depuis les outils Atlassian et suivre leur progression, sous supervision humaine.

    Quand les agents reçoivent des tickets comme des salariés, le logiciel de gestion de projet devient le bureau de la main-d'œuvre numérique.

    Source : OpenAI · Lire la source ↗
  • Emploi · 6 oct.

    HubSpot supprime 660 postes pour se réorganiser autour de l'IA

    L'éditeur américain de logiciels marketing se sépare d'environ 7 % de ses effectifs. Il assure que l'IA ne remplace pas ces salariés : c'est son modèle qui change.

    Lire l'article

    Annoncée le 6 octobre dans un document déposé auprès du gendarme boursier américain (SEC), la restructuration touche près de 660 personnes. HubSpot veut passer de la vente de logiciels à la fourniture de résultats obtenus grâce à l'IA pour ses clients. Il réorganise donc ses équipes autour de ces résultats plutôt que de ses gammes de produits, avec moins d'échelons hiérarchiques.

    La direction affirme que ces coupes ne sont « pas motivées par des gains d'efficacité liés à l'IA ». Les salariés concernés recevront 20 semaines de salaire, plus une semaine par année d'ancienneté, jusqu'à 30 semaines. L'entreprise prévoit entre 65 et 75 millions de dollars de charges liées à cette restructuration.

    Même sans robot qui prend la place de quelqu'un, l'IA redessine l'emploi : les éditeurs de logiciels se réorganisent pour vendre du travail accompli plutôt que des outils.

    Source : HubSpot (dépôt SEC) · Lire la source ↗
  • Google · 6 oct.

    Google lance Nano Banana 2.1 : des images IA meilleures et deux fois moins chères

    Le nouveau générateur d'images de Google, bâti sur Gemini 3.6 Flash, arrive dans l'app Gemini et chez les développeurs, à moitié prix par rapport à la version 2.

    Lire l'article

    Lancé le 6 octobre, Nano Banana 2.1 promet un meilleur rendu du texte et des infographies, des retouches plus précises et une meilleure cohérence des personnages : il peut s'appuyer sur jusqu'à 14 images de référence et produire des visuels jusqu'en 4K. Il est disponible dans l'application Gemini, le mode IA de la recherche Google, Google Ads, Flow et Stitch, ainsi que via l'API Gemini.

    Selon la grille officielle de l'API, une image en 1K coûte désormais 0,0336 dollar, contre 0,067 dollar avec Nano Banana 2, et une image en 2K 0,05 dollar contre 0,10. Google reconnaît dans sa fiche technique des limites persistantes, notamment sur les très petits textes et la cohérence des personnages au fil des retouches.

    Une image générée par IA tombe à environ 3 centimes : pour la pub, le e-commerce ou les miniatures, le coût d'un visuel tend vers zéro.

    Source : Google DeepMind · Lire la source ↗
  • Agents · 6 oct.

    Meta et Sierra créent un standard pour faire entrer les agents IA chez les marchands

    Baptisé Personal Agent Protocol, ce standard ouvert doit permettre à un assistant IA de prouver pour qui il agit et ce qu'il a le droit de faire sur un site.

    Lire l'article

    Présenté le 6 octobre par Bret Taylor et Clay Bavor, cofondateurs de Sierra, avec Meta, le protocole s'appuie sur OAuth, la technologie derrière les boutons « se connecter avec ». Un agent pourra visiter un site en simple invité ou en client identifié, et garder le fil de la conversation avant et après la connexion. Chaque entreprise décide si l'agent passe par son site, ses API (via MCP et OpenAPI) ou dialogue avec son propre agent.

    Shopify, Stripe, Walmart, Genesys, Rocket et Instinct ont rejoint le projet. Une première version de la spécification (v0.1) est attendue d'ici la fin octobre. Le paiement n'en fait pas encore partie : il est prévu comme extension future, et aucun acteur européen ne figure pour l'instant parmi les partenaires.

    Quand des agents IA font les courses à notre place, la bataille se joue sur les règles d'accès : ceux qui écrivent le protocole décident qui peut vendre aux machines.

    Source : Sierra · Lire la source ↗
  • Robotaxis · 6 oct.

    Waymo emprunte 5 milliards de dollars pour multiplier ses robotaxis

    La filiale robotaxi d'Alphabet a porté son tout premier emprunt privé à 5 milliards de dollars, contre un peu plus de 3 milliards visés au départ.

    Lire l'article

    Selon Bloomberg, le prêt est accordé par des géants du crédit privé, dont Pimco, Blackstone et Sixth Street. Il est rémunéré 5,25 points au-dessus du taux de référence, et c'est Goldman Sachs qui a monté l'opération, déjà répartie entre les prêteurs.

    L'argent doit servir à agrandir la flotte et à financer l'IA de conduite autonome. Waymo avait déjà levé 16 milliards de dollars en capital plus tôt cette année, sur une valorisation de 126 milliards, et vise un million de courses payantes par semaine, avec de nouvelles villes comme Las Vegas et Detroit, puis le Japon et Singapour.

    Signe que le robotaxi passe du pari technologique à l'actif qu'on finance à crédit, comme un avion ou un data center.

    Source : Bloomberg · Lire la source ↗
  • OpenAI · 6 oct.

    OpenAI publie 722 articles de maths écrits par une IA encore secrète

    OpenAI a mis en ligne 722 manuscrits mathématiques, regroupés en 372 familles de résultats, tous produits par un modèle interne qui n'est pas encore public.

    Lire l'article

    Le modèle a reçu environ 4 000 problèmes de mathématiques et d'informatique théorique. Selon OpenAI, presque tous les résultats viennent d'un seul agent IA répondant à une seule consigne, avec en moyenne l'équivalent de trois heures de calcul de ChatGPT Pro par résultat.

    La liste contient des avancées revendiquées sur de vieilles conjectures, mais rien n'est encore validé par la communauté : une partie seulement des preuves est vérifiée par ordinateur avec le langage Lean, et OpenAI reconnaît que certains résultats non formalisés « pourraient avoir des problèmes ». Les mathématiciens, déjà secoués par les premiers résultats d'OpenAI cet été, vont devoir faire le tri.

    Quand une machine produit des preuves plus vite que les humains ne peuvent les relire, la ressource rare devient la vérification.

    Source : OpenAI (GitHub) · Lire la source ↗
  • Anthropic · 6 oct.

    Anthropic ouvre ses IA de cybersécurité les plus puissantes aux défenseurs

    Anthropic élargit son programme de vérification cyber : les équipes de sécurité contrôlées peuvent désormais utiliser Claude Mythos 5.1 avec moins de blocages.

    Lire l'article

    Le programme absorbe Glasswing, qui réservait jusqu'ici les modèles Mythos à quelques partenaires. Il compte trois niveaux : « Défense » pour l'analyse de failles et la réponse aux incidents, ouvert aussi aux chercheurs indépendants ; « Red Team » pour les tests d'intrusion autorisés, réservé aux organisations ; et un accès « spécialisé » pour tester des systèmes critiques comme les réseaux électriques, examiné avec le gouvernement américain.

    Anthropic s'appuie sur le bilan de Glasswing : ses partenaires ont trouvé au moins 129 000 failles logicielles vérifiées entre avril et juillet 2026, et l'entreprise en a repéré 5 500 de plus dans des logiciels libres. Les actions pouvant causer des dégâts physiques ou des perturbations massives restent bloquées en temps réel.

    La cybersécurité devient une course entre machines : celui qui trouve la faille en premier, attaquant ou défenseur, est souvent celui qui a la meilleure IA.

    Source : Anthropic · Lire la source ↗
  • Robotique · 6 oct.

    Boston Dynamics confie sa direction au « père » d'Alexa chez Amazon

    Rohit Prasad, qui a construit l'assistant vocal Alexa et piloté les modèles d'IA Nova d'Amazon, devient PDG de Boston Dynamics à partir du 7 octobre.

    Lire l'article

    Le fabricant des robots Spot, Stretch et du humanoïde Atlas, propriété du groupe Hyundai, a annoncé la nomination le 6 octobre. Rohit Prasad a passé douze ans chez Amazon, en dernier lieu comme vice-président senior et scientifique en chef pour Alexa et l'intelligence artificielle générale. Auparavant, il avait dirigé pendant près de quatorze ans des travaux d'apprentissage automatique chez Raytheon BBN.

    Il succède à une direction par intérim, en place depuis le départ de Robert Playter fin février 2026, selon Robotics 24/7. Boston Dynamics dit vouloir accélérer sa stratégie d'« IA physique » : marier ses robots à des modèles d'IA avancés et les déployer à grande échelle, en s'appuyant sur les usines et la logistique de Hyundai. Le nouveau PDG doit aussi rejoindre le conseil d'administration.

    Le pionnier des robots qui dansent choisit un patron venu du logiciel : dans la robotique, la valeur bascule de la mécanique vers le cerveau.

    Source : Boston Dynamics · Lire la source ↗
  • Mistral · 6 oct.

    Mistral dévoile Large 4, une IA de 1 000 milliards de paramètres à poids ouverts

    La pépite française lance son plus gros modèle, surnommé « le Chonk ». Il est disponible en préversion dès aujourd'hui, et ses poids seront publiés librement fin octobre.

    Lire l'article

    Mistral Large 4 compte 1 000 milliards de paramètres, dont 49 milliards actifs à chaque requête grâce à une architecture dite « mixture d'experts ». Le modèle comprend nativement texte et images et sait raisonner. Il est accessible en préversion via l'API de Mistral Studio et dans l'assistant Le Chat.

    Il a été entraîné sur 3 800 puces Nvidia Grace Blackwell installées dans les data centers européens de Mistral. L'entreprise le présente comme le meilleur modèle ouvert en cybersécurité, finance et droit, avec par exemple 82 % de réussite sur un test de reproduction de failles. Interrogé par TechCrunch, Mistral dit avoir utilisé deux à trois fois moins de calcul que ses concurrents chinois.

    Avec un modèle géant entraîné et hébergé en Europe puis offert en libre accès, Mistral vend la souveraineté comme un produit face aux géants américains et chinois.

    Source : Mistral AI · Lire la source ↗
  • Data centers · 6 oct.

    Lambda, loueur de puces pour l'IA, lèverait 4 milliards avant d'entrer en Bourse

    Selon le Wall Street Journal, le « néocloud » américain Lambda s'apprête à lever jusqu'à 4 milliards de dollars, sur une valorisation de 14,5 milliards avant l'opération.

    Lire l'article

    Le tour de table serait mené par les fonds Coatue et Blackstone. Lambda, soutenu par Nvidia, loue de la puissance de calcul sur cartes graphiques aux entreprises d'IA. Il prévoit une introduction en Bourse en 2027, et cette levée pourrait être la dernière avant ce rendez-vous.

    Son carnet de commandes est passé de 15 milliards de dollars en juin à 50 milliards en septembre, porté surtout par un engagement de 35 milliards signé fin août par Anthropic. Lambda vient aussi d'obtenir 1 milliard de dollars de dette pour financer ses data centers. Il rejoindrait en Bourse ses rivaux CoreWeave et Nebius.

    Quand un seul client pèse les deux tiers d'un carnet de commandes, la ruée vers le calcul repose autant sur la dette et la confiance que sur les puces.

    Source : TechCrunch / WSJ · Lire la source ↗
  • Chine · 6 oct.

    DeepSeek pourrait lever jusqu'à 15 milliards de dollars, avec Tencent et CATL

    Le laboratoire chinois DeepSeek serait sur le point de boucler un tour de table d'au moins 80 milliards de yuans, environ 12 milliards de dollars. La demande des investisseurs pourrait le pousser vers 100 milliards de yuans.

    Lire l'article

    Selon Bloomberg, DeepSeek visait au départ environ 50 milliards de yuans. Face à l'afflux d'investisseurs, la levée atteindrait désormais au moins 80 milliards de yuans et pourrait approcher les 100 milliards, soit près de 15 milliards de dollars. Le géant du numérique Tencent et le fabricant de batteries CATL mènent l'opération.

    DeepSeek n'a pas confirmé ces chiffres. L'engouement suit le lancement en septembre de son modèle V4.1-Flash et son rapprochement avec Huawei autour des puces Ascend. D'après Reuters, l'entreprise a aussi mandaté la banque CITIC Securities pour préparer une possible entrée à la Bourse de Shanghai, sur le marché STAR.

    Quand un fabricant de batteries finance un labo d'IA, c'est que l'énergie et l'intelligence artificielle forment désormais une seule et même chaîne industrielle en Chine.

    Source : CNBC / Bloomberg · Lire la source ↗
  • Énergie · 6 oct.

    Pour ses data centers, Google réserve 3,6 gigawatts d'électricité à Constellation

    Google a signé avec l'énergéticien américain Constellation un contrat portant sur 3 590 mégawatts. Une partie viendra de réacteurs nucléaires existants que Constellation va rendre plus puissants.

    Lire l'article

    L'accord se divise en deux. D'un côté, 890 mégawatts sur vingt ans, issus de la modernisation de 11 réacteurs nucléaires dans l'Illinois, la Pennsylvanie et le New Jersey ; Constellation prévoit d'y investir 4,3 milliards de dollars. De l'autre, 2 700 mégawatts d'approvisionnement à long terme sur le réseau PJM, qui couvre 13 États.

    Environ un quart de l'ensemble viendra de nouvelle capacité nucléaire, avec les premières livraisons attendues en 2028. « Nous voulons accompagner notre croissance de manière responsable », a résumé Amanda Peterson Corio, responsable de l'énergie chez Google.

    L'électricité est devenue la matière première de l'IA : les géants du numérique signent désormais des contrats dignes d'un pays pour alimenter leurs serveurs.

    Source : Reuters (via BNN Bloomberg) · Lire la source ↗
  • Anthropic · 5 oct.

    Microsoft et Meta poussent leurs salariés à lâcher Claude pour leurs propres IA

    Selon le média The Information, Microsoft et Meta réduisent l'usage interne de Claude, l'IA d'Anthropic. Les deux géants veulent maîtriser leurs dépenses et privilégier leurs outils maison.

    Lire l'article

    Microsoft prévoyait de dépenser au moins 1 milliard de dollars par an en technologies Anthropic pour ses propres équipes. Ce budget aurait été réduit de plus d'un tiers, et les salariés invités à passer aux outils de Microsoft, comme GitHub Copilot.

    Chez Meta, le nombre d'employés utilisant Claude Code serait tombé à environ 30 000, contre près de 60 000 plus tôt cette année. Le groupe pousse ses alternatives internes, MetaCode et Muse Code. La baisse ne concerne que l'usage interne : les clients de Microsoft continuent d'acheter de plus en plus de modèles Anthropic via ses plateformes.

    L'IA de code coûte si cher que même les géants font la chasse aux factures : la vraie bataille porte désormais sur qui encaisse le prix de chaque ligne de code écrite par une machine.

    Source : Investing.com, d’après The Information · Lire la source ↗
  • Santé · 5 oct.

    L'Utah autorise une IA à prescrire des traitements contre l'acné, une première

    La start-up Nolla Health obtient le feu vert de l'État américain pour qu'un algorithme rédige de vraies premières ordonnances, pas seulement des renouvellements. Les médecins restent dans la boucle, mais de moins en moins.

    Lire l'article

    L'Office de politique de l'IA de l'Utah a admis Nolla Health dans son « bac à sable » réglementaire, qui permet de tester un produit sous surveillance. L'application analyse un scan du visage pris sous cinq angles et un court questionnaire, puis choisit un traitement dans une liste de crèmes validée par des médecins. Les médicaments par voie orale, l'acné sévère et la grossesse sont exclus et renvoyés vers un médecin.

    Le pilote avance en trois étapes : deux médecins valident d'abord chaque ordonnance (100 patients), puis l'IA prescrit directement avec une relecture hebdomadaire (500 patients), et enfin les médecins ne contrôlent plus qu'au moins 10 % des cas chaque mois. Pour passer à l'étape suivante, il faut 95 % d'accord avec les médecins et aucun effet indésirable grave. Les participants paient 4,99 dollars par mois.

    Une consultation qui devient un abonnement à 5 dollars : quand la machine prescrit, le prix du soin courant s'effondre et le médecin devient contrôleur qualité.

    Source : Nolla Health · Lire la source ↗
  • Agents · 5 oct.

    TikTok lance un agent IA vendeur et l'achat en un clic depuis son fil

    Le réseau social ajoute un assistant conversationnel qui conseille les acheteurs, et permet de payer une marque sans jamais quitter l'application.

    Lire l'article

    Baptisé Shopping Assistant, l'agent répond dans une même conversation aux questions sur un produit, la taille, la livraison ou le stock, et retient les préférences de chaque utilisateur. TikTok l'intègre à plusieurs endroits de l'application, sans préciser pour l'instant les pays concernés.

    En parallèle, la fonction Buy Direct permet d'acheter auprès d'une marque d'un seul clic depuis le fil « Pour toi ». Elle s'appuie sur des partenaires comme Salesforce, Shopify, Shoplazza et Stripe. TikTok rappelle que 54 millions d'Américains disent avoir déjà acheté un produit après avoir vu une de ses vidéos.

    Le vendeur de demain est un agent : celui qui tient la conversation tient aussi la caisse.

    Source : TikTok Newsroom · Lire la source ↗
  • Modèles · 5 oct.

    Reflection lance Beam, une IA américaine en libre accès face aux modèles chinois

    La start-up Reflection, soutenue par Nvidia, dévoile Beam : un modèle ouvert de 501 milliards de paramètres sous licence Apache 2.0, qui promet le niveau des meilleurs modèles chinois avec trois à quatre fois moins de calcul.

    Lire l'article

    Beam est un modèle à « mélange d'experts » : sur ses 501 milliards de paramètres, seuls 23 milliards travaillent à chaque réponse. Il a été entraîné sur 23 800 milliards de tokens, avec environ 10 500 puces Nvidia GB300 pendant quatre semaines, et peut lire jusqu'à un million de tokens d'un coup. Reflection le destine au code, au raisonnement et aux agents.

    Selon l'entreprise, Beam égale le chinois GLM-5.2 de Z.ai en raisonnement avancé. Les poids complets et le rapport technique sont promis pour octobre ; pour l'instant, on peut seulement s'inscrire à l'accès anticipé. Fondée en 2024 par deux anciens de Google DeepMind, Reflection a levé environ 4,7 milliards de dollars.

    L'IA ouverte devient un outil industriel : un modèle sobre en calcul, c'est une intelligence que les États et les entreprises peuvent faire tourner chez eux au lieu de la louer.

    Source : Reflection · Lire la source ↗
  • Europe · 5 oct.

    En Europe, les textes de ChatGPT porteront bientôt un filigrane invisible

    Pour répondre aux exigences de l'AI Act, OpenAI va marquer les textes produits par ChatGPT et Codex dans l'Union européenne d'un signal statistique invisible à l'œil nu.

    Lire l'article

    La technique s'appelle textGrain : elle oriente légèrement le choix des mots pour laisser une signature qu'un détecteur sait repérer. Le déploiement aura lieu dans les prochaines semaines. Ailleurs dans le monde, les clients de l'API pourront l'activer, mais l'option est désactivée par défaut.

    La fiabilité dépend de la longueur : environ 80 % de détection pour un passage de 200 tokens et 95 % pour 400, dans de bonnes conditions. Un texte court, retouché ou très contraint, comme des mathématiques, passe plus facilement entre les mailles. Le détecteur sera d'abord réservé à des chercheurs et organismes agréés, et OpenAI reconnaît des technologies encore « précoces ».

    La réglementation européenne façonne désormais le produit lui-même : tracer le texte des machines devient une fonction obligatoire, donc un coût de conformité que les géants absorbent plus facilement que les petits.

    Source : OpenAI · Lire la source ↗
  • Économie · 5 oct.

    Capital-risque : l'IA a capté 64 % des fonds levés dans le monde cet été

    Selon Crunchbase, les start-up ont levé 159 milliards de dollars au troisième trimestre 2026, dont 102 milliards pour des sociétés d'IA. Un record de 27 tours de table ont dépassé le milliard.

    Lire l'article

    Le total recule de 25 % par rapport au deuxième trimestre (212 milliards de dollars), mais progresse de 53 % sur un an (104 milliards au troisième trimestre 2025). Environ 6 000 start-up ont été financées sur la période, et 679 milliards ont été investis depuis janvier.

    Jamais autant d'entreprises n'avaient levé plus d'un milliard en un seul trimestre : 27, avec en tête Databricks et Safe Superintelligence, à 5 milliards chacune. Les États-Unis captent 91 milliards, soit 57 % du total, et la seule baie de San Francisco pèse 24 % de l'investissement mondial.

    Près de deux dollars sur trois du capital-risque mondial financent désormais l'IA : l'économie des machines aspire l'argent des investisseurs, au risque de laisser les autres secteurs à sec.

    Source : Crunchbase News · Lire la source ↗
  • Régulation · 5 oct.

    New York fait témoigner OpenAI, Anthropic, Google et Meta sous serment

    Le conseil municipal de New York réunit ce lundi ses 51 élus pour interroger les géants de l'IA sur les risques de leurs modèles. Elon Musk a reçu une citation à comparaître pour SpaceXAI.

    Lire l'article

    Anthropic, OpenAI et Google n'ont accepté de venir qu'après la menace d'une citation à comparaître. Ce ne sont pas les patrons qui témoignent mais des responsables : Logan Graham, chef de l'équipe « Frontier Red Team » d'Anthropic, Morgan Dwyer pour OpenAI, Alice Friend pour Google et Shane Cahill pour Meta. D'anciens chercheurs du secteur, dont Daniel Kokotajlo, sont aussi entendus.

    Les élus examinent une dizaine de propositions, selon CBS New York : un droit de poursuivre directement les entreprises d'IA, l'obligation de garder un humain capable d'arrêter un système, et un programme de récompense pour les lanceurs d'alerte. Si SpaceXAI ne se présente pas, le conseil pourrait saisir la justice.

    Faute de loi fédérale, ce sont les villes et les États qui tentent d'encadrer les machines : un patchwork de règles que les géants de l'IA devront intégrer à leurs coûts.

    Source : CNBC · Lire la source ↗
  • Anthropic · 5 oct.

    Claude tourne désormais en Inde : les données ne quittent plus le pays

    Anthropic propose ses modèles Claude avec un calcul effectué sur le sol indien, via le cloud d'Amazon. Une condition clé pour les banques et les administrations du pays.

    Lire l'article

    Depuis ce 5 octobre, les entreprises indiennes peuvent utiliser Claude Opus 5, Sonnet 5 et Haiku 4.5 sur Amazon Bedrock avec une inférence locale : les requêtes sont traitées dans des data centers situés en Inde. Anthropic avait promis cette option dès le mois d'août.

    La cible : les secteurs régulés, comme la banque, l'assurance ou l'administration, soumis à la loi indienne sur la protection des données personnelles (DPDP). Selon Business Today, des groupes comme Reliance, TCS, Kotak ou Infosys utilisent ou testent déjà Claude, et l'Inde compte parmi les plus gros marchés de l'assistant.

    Dans l'économie des machines, l'endroit où tourne le calcul devient un argument commercial : sans data center local, pas de contrat avec les banques.

    Source : Business Today · Lire la source ↗
  • Robotique · 5 oct.

    Panasonic va fabriquer ses propres robots humanoïdes d'ici 2029

    Le géant japonais veut produire des humanoïdes pour les usines et les entrepôts, en misant sur son savoir-faire dans les batteries.

    Lire l'article

    Panasonic Holdings prévoit de développer des robots humanoïdes et de commencer à les fabriquer d'ici 2029, a indiqué son directeur de l'IA, Akira Sakakibara, dans un entretien à Nikkei Asia publié le 5 octobre. Les machines sont d'abord destinées aux usines et aux entrepôts.

    Le groupe compte s'appuyer sur son activité batteries, l'un de ses points forts : sa filiale Panasonic Energy fournit déjà des cellules pour voitures électriques. Le Japon accélère sur le sujet : Kawasaki Heavy Industries vise lui aussi un humanoïde entièrement autonome vers 2030, selon Nikkei.

    L'autonomie d'un humanoïde se joue dans sa batterie : celui qui maîtrise l'énergie embarquée part avec une longueur d'avance dans l'économie des machines.

    Source : Nikkei Asia · Lire la source ↗
  • OpenAI · 5 oct.

    Sam Altman : le monde doit « accepter que de mauvaises choses arrivent » avec l'IA

    Le patron d'OpenAI assume : les bénéfices de l'IA justifient selon lui d'encaisser certains dégâts. Il reconnaît pourtant que le contrôle des IA les plus puissantes n'est pas réglé.

    Lire l'article

    Dans un entretien à Politico, Sam Altman a défendu l'idée que la société doit tolérer certains effets négatifs de l'IA en échange de ses bénéfices, et laisser aux gens la liberté de s'en servir. Pour lui, les avantages l'emporteront largement sur les dommages.

    Dans un autre entretien, accordé à Fortune, il se montre plus prudent : un risque de 10 % que l'IA provoque l'extinction de l'humanité d'ici 2030 serait à ses yeux inacceptable. Il admet aussi qu'OpenAI n'a pas résolu l'alignement, c'est-à-dire la garantie qu'une IA respecte les intentions humaines, et dit s'inquiéter quand d'autres pensent l'avoir fait.

    C'est la grande question de l'économie des machines : qui supporte le coût des dégâts d'une technologie déployée à toute vitesse ?

    Source : Fortune · Lire la source ↗
  • Puces · 5 oct.

    Rachat déguisé de Groq par Nvidia : d'anciens ingénieurs portent plainte

    Deux ex-ingénieurs de Groq attaquent le conseil d'administration de la start-up : selon eux, l'accord à 20 milliards de dollars signé avec Nvidia a laissé les petits actionnaires de côté.

    Lire l'article

    Fin 2025, Nvidia avait conclu avec Groq, spécialiste des puces d'inférence, un accord présenté comme une simple licence « non exclusive » de sa technologie, accompagnée de l'embauche d'environ 200 de ses ingénieurs. Le tout pour quelque 20 milliards de dollars, sans rachat formel de l'entreprise.

    D'après le Financial Times, Benjamin Serebrin et Joshua Rubin, deux anciens ingénieurs devenus actionnaires, ont saisi la justice du Delaware. Ils reprochent au conseil d'administration d'avoir choisi ce montage plutôt qu'une acquisition classique, au détriment des détenteurs d'actions ordinaires.

    Ces « acqui-hires » permettent aux géants d'avaler talents et brevets sans racheter : la question de qui touche l'argent arrive désormais devant les juges.

    Source : Financial Times · Lire la source ↗
  • Data centers · 5 oct.

    Data centers IA : Firmus prépare l'une des plus grosses entrées en Bourse d'Australie

    L'opérateur australien Firmus veut lever jusqu'à 5,5 milliards de dollars australiens en Bourse, et réserverait près de la moitié des actions à ses actionnaires actuels, dont Nvidia et Blackstone.

    Lire l'article

    Firmus Grid propose ses actions à 11 dollars australiens pièce, ce qui le valoriserait autour de 43,7 milliards de dollars australiens (environ 30 milliards de dollars américains). Selon Bloomberg, la demande est telle que la clôture du carnet d'ordres a été avancée d'un jour, à jeudi.

    L'argent doit financer les processeurs graphiques de son premier data center à Batam, en Indonésie. L'opération pourrait rivaliser avec celle de l'assureur Medibank en 2014, l'une des plus importantes de l'histoire de la Bourse australienne.

    Nvidia finance ses propres clients : en entrant au capital de ceux qui achètent ses puces, il entretient la demande qui nourrit ses ventes.

    Source : Bloomberg · Lire la source ↗
  • OpenAI · 5 oct.

    ChatGPT va glisser des publicités pendant qu'il dessine vos images

    OpenAI testera dès la fin octobre, aux États-Unis, un nouveau format de publicité visuelle affiché pendant la création d'images. Les annonces seront signalées et séparées de l'image générée.

    Lire l'article

    Annoncé le 5 octobre, ce format montre des photos de produits et des idées d'inspiration pendant que l'utilisateur attend son image. Le test doit démarrer plus tard ce mois-ci aux États-Unis, avec un premier groupe d'annonceurs. OpenAI assure que les publicités n'influencent pas les réponses de ChatGPT et qu'elles restent à l'écart des conversations sensibles.

    L'entreprise ajoute aussi des outils pour mesurer l'efficacité des campagnes, branchés sur des partenaires comme LiveRamp, Tealium ou AppsFlyer, et teste la sécurité des marques avec DoubleVerify et Integral Ad Science. Elle revendique 1,2 milliard d'utilisateurs par semaine et cite WeightWatchers, qui dit payer chaque nouveau client 15,3 % moins cher qu'avec les annonces des moteurs de recherche.

    Chaque seconde d'attente devant une IA devient un espace à vendre : la publicité s'impose comme le modèle économique de l'IA grand public.

    Source : OpenAI · Lire la source ↗

Les vidéos.

Les séries.

Deux rendez-vous

Guide IA

Comprendre et utiliser les IA

Claude, ChatGPT, Gemini : chaque nouveau modèle testé, chiffré et expliqué, avec ce que ça change pour toi.

Robotique

Les robots au travail

Humanoïdes, robotaxis, usines automatisées : qui construit quoi, qui paie, et ce que ça fait à l'emploi.

Les machines ne se contentent plus de produire. Elles achètent du calcul, vendent du travail et font bouger les prix. On raconte cette économie des machines.

ROBONOMIC · Au cœur de l'économie des machines